Vol de prorogation et stage

Depuis quelque temps, j’essaye de le goupiller mon vol de prorogation de PPL avec un instructeur. Pas que cela soit extrêmement urgent, ma licence est valable jusqu’au 30 avril 2013. Cependant, je me méfie, car en franche-comté, l’hivers peut se prolonger et parfois, voler en début d’année peut-être délicat. Par ailleurs, j’entame un stage de 6 mois en février 2013… à Bordeaux ! Je n’envisage bien sur pas de ne pas voler durant tout mon séjour sur Bordeaux, il est certain que je m’inscrirai dans un aéroclub, mais je sent que cette échéance du 30 avril va arriver à une vitesse folle. Le vol de prorogation est un vol d’au moins 1h avec instructeur que l’on doit effectuer tous les 2 ans pour pouvoir proroger (prolonger dans le temps) le PPL, enfin, pour être exacte, c’est la qualification de classe SEP (Single Engin Piston, mono-moteur à pistons en bon français) que l’on proroge, la licence PPL étant acquise à vie. Les autres conditions à réunir pour pouvoir proroger sont d’avoir effectué 12 heures de vol minimum dans les 12 mois précédant l’expiration de la licence et 12 atterrissages. J’ai déjà réuni ces 2 dernières conditions car je suis déjà à plus de 14h de vol depuis le 1 mai 2012.

Mon petit carnet de vol
Mon petit carnet de vol

Pour ne pas prendre de risques, je voulais donc essayer de faire ce vol à Pontarlier, pour ne pas me retrouver dans l’urgence en voyant arriver l’échéance fatale. J’essaye donc de goupiller un vol avec le chef pilote de mon aéroclub depuis fin septembre. Pas évident, la météo n’a pas été de notre coté. Depuis mi novembre, on enchaîne les épisodes neigeux, avec la mauvaise visibilité que cela engendre lorsque la neige tombe (qui en général exclue tout vol VFR) et les problèmes de pistes contaminé qui peuvent nous empêcher de décoller si l’épaisseur de neige est trop importante.

Bref, samedi 1 décembre, il a neigé durant la nuit et la région est de nouveau toute blanche. Bon, pas énormément, une petite dizaine de cm à tout casser et le soleil est de nouveau de la partie, avec une visi très bonne. Je décide donc samedi  en fin de mâtiné d’aller constater l’état de la piste. L’état du parking et de la piste ne me parait pas inquiétant, il y a 3 ou 4 cm de neige très légère sur une sous-couche tassée. 2 DR visiteurs (un DR300 et un DR400) sont sur le parking et le DR400 du club s’annonce de retour d’un vol Mont Blanc sur la fréquence. La piste semble donc praticable aux avions dont les roues sont carénées (les carénages posent souvent des problèmes sur la neige car ils touchent le manteau neigeux et empêchent d’accélérer). J’estime donc que le vol est possible, j’envoi un SMS au chef pilote pour lui demander s’il est disponible dans l’après-midi. Il me rappel quelques minutes plus tard, et nous programmons le vol en fin d’après-midi.

Nous nous retrouvons comme prévu vers 16h au club et sortons le DR400. Petit briefing, je demande à revoir un certain nombre de points sur lesquels je ne me sent plus nécessairement très à l’aise (des exercices utiles que l’on ne prend pas suffisamment le temps de réviser, c’est l’occasion). Les conditions sont intéressantes, la visi est moins bonne que ce matin et le plafond se situe à environ 950 pieds de haut, avec de larges trous dans la couche qui nous ont permis d’aller faire quelques exercices de mania (décrochages et positions inusuelles) en surveillant de ne pas se faire piéger. Puis quelques exercices de vol moteur réduit qui ont étés très utiles, ce sont des compétences à rafraîchir !

Nous avons en plus pu profiter d’un superbe paysage tout de blanc vêtu (pas de photo, j’en suis désolé mais j’était bien occupé 😉 ), ce qui ne gâche rien !

Bref, une bonne chose de faite… et bien m’en as pris, car 80 cm de neige cumulé sont tombés à Pontarlier dés la semaine suivante. Autant dire que la piste est actuellement totalement impraticable (à moins d’avoir un avion sur ski, mais comme nous n’en avons malheureusement pas à Pontarlier…).

La neige le week-end suivant - l’épaisseur sur la table donnée une idée de la quantité tombée. Environ 80 cm cumulés en moins d'une semaine
La neige le week-end suivant – l’épaisseur sur la table donnée une idée de la quantité tombée. Environ 80 cm cumulés en moins d’une semaine

Il ne me reste plus qu’à renvoyer mon carnet et ma licence à la DGAC pour que ma licence soit prorogée (envoyer le carnet car ma DAC n’accepte malheureusement pas la prorogation par mail, et je ne souhaite pas procéder par SIGEBEL car je n’ai pas de FE dans mon club) et avoir effectué mon devoir de pilote (quelques mois seulement après mon premier renouvellement de Brevet de Base, licence que je souhaite garder active aussi longtemps que possible).

J’évoquais en début de billet un stage sur Bordeaux. Je termine en effet ma dernière année en école d’ingénieur en informatique, spécialité Logiciels Embarqués et Informatique Mobile. Mon dernier semestre d’étude se termine en janvier et je dois donc faire un stage de fin d’études de 6 mois. Je me suis donc mis en quête dés le mois de septembre d’un stage, de préférence dans le domaine aéro bien sur. J’ai trouvé pas mal de sujets (sur lesquels j’ai donc postulé) qui avaient l’air passionnants chez Thales et chez EADS notamment (le nombre de sujets de stage proposés chez Thales est tout bonnement hallucinant d’ailleurs, il y avait entre 10 et 20 offres de stage publiées chaque jour !). Je postule essentiellement sur des offres dans le sud/sud-ouest de la France, car de toutes façons, si j’ai envie de bosser dans l’informatique embarquée aéronautique, c’est le bas que ça se passe, et cela ne me me dérange pas de changer de région. Rapidement, on me rappel pour l’une des offres sur lesquels j’ai postulé chez Thales, sur Bordeaux. Après un premier contact téléphonique avec le responsable du stage, je suis convié à un entretien sur place. J’arrive à programmer un aller/retour sur Bordeaux dans la journée depuis Genève.

Le sujet porte sur un calculateur générique destiné au domaine aéronautique, le tout sous Linux. Bref, tout ce qui m’intéresse.  Je quitte Bordeaux sur une note très positive, le courant est bien passé et le sujet colle vraiment avec ce que je veux faire, avec en prime l’occasion de découvrir une très grande entreprise si je suis retenu. La réponse tombe quelques jours plus tard, et c’est positif. Depuis, la convention a été signée, ce stage est donc désormais une certitude, c’est une bonne chose de faite, je peux désormais terminer mon semestre d’études l’esprit tranquille.

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