Remettre en état les moteurs de Concorde

Bonjour à tous,

Il y a 2 ou 3 ans, Le Musée de l’Air de l’Espace faisait un (mauvais ?!) poisson d’avril en prétendant que le Concorde allait revoler à l’occasion du Salon du Bourget ! Et bien figurez vous que cette idée n’est pas si folle que ça !

En effet, plusieurs associations, et notamment une association française Olympus593, en collaboration avec l’association Save Concorde (une association britannique qui a des objectifs proches de l’association Olympus593) se sont mise en tête de réaliser, peut-être un jour, ce projet un peu fou !

Bien sur, avant de réaliser ce doux rêve, de nombreuses étapes et études sont nécessaires. Il faut en effet reconditionner totalement un Concorde. Le candidat présenti pour cette longue et passionnante aventure et les Concorde Sierra Delta du Musée de l’Air et de l’Espace. C’est en effet le seul Concorde qui dispose encore de l’ensemble de ses circuits électriques et hydrauliques en état de fonctionnement. Ceux-ci sont maintenus en état de marche par une équipe de passionnés, qui le maintiennent en vie en réalisant environ une fois par semaine une séquence de montée/descente du nez du Concorde, une façon de lui redonner vie pour quelques instants !

Concorde aux couleurs d'Air France
Concorde aux couleurs d'Air France

L’objectif affiché pour le moment est assez simple : remettre en route les moteurs de Concorde ! Cela peut paraitre simple, mais c’est compliqué, quand ça fait presque 7 ans que plus personne n’as entretenu les moteurs… les techniciens qui s’occupaient de Concorde ont étés redirigés vers d’autres appareils lors de la mise en retraite de l’avion, et les compétences ne sont donc forcément maintenues. Pour autant, le projet avance, il se concrétise même puisque le 29 mai aura lieu une boroscopie du moteur numéro 4 du Sierra Delta. Comprenez que l’on va insérer une caméra dans le moteur afin de contrôler sont état (endoscopie en terme médical). Pour cette opération, les associations sont parvenues à convaincre d’anciens techniciens Concorde de participer au projet, ce sont eux qui apporteront les avis techniques indispensables à la remise en état des moteurs ! Mieux, l’opération sera ouverte au public, et l’entrée au musée du Bourget est gratuite !

Cela laisse donc entrevoir que le projet avance, tranquillement mais surement ! Si tout va bien, on devrais pouvoir ré-entendre le doux son des Olympus 593 qui équipent le Concorde. Il faut rappeler que ce sont des réacteurs trés spécifiques adaptés au besoins du Concorde. Ils font partis des rares moteurs à post-combustion à avoir équipé un avion de ligne qui aura connu un développement commercial, et c’est grâce à ce moteur fantastique que des milliers de passagers on pu voyager pendant prés de 30 ans à 2 fois la vitesse du son !

Rallumer les moteurs du Concorde, c’est lui redonner encore un peu plus vie… et l’on peux toujours rêver qu’un jour, le plus beau et prestigieux avions du monde, Concorde, revole et puisse à nouveau ravir nos yeux et nos oreilles pendant les gros rassemblements aériens !

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11 thoughts on “Remettre en état les moteurs de Concorde

  1. Merci infiniment Monsieur de relayer ainsi le travail et l’engouement de milliers de français. L’Association Olympus593 rassemble chaque jour de plus en plus de passionnés, de techniciens et même de pilotes en retraite ayant gardé une âme d’aviateur. Tous ensemble, nous parviendrons à mieux vivre un quotidien noir et blanc et à le transformer en couleurs ; les couleurs de la France et de l’Angleterre notamment. Quant à l’éventualité de réussir ou rater nos objectifs, cela n’est jamais à nos ordres du jour.

    Très Cordialement

    Frédéric PINLET
    Président d’Olympus593

    1. Je vous remercie aussi pour ce courage mais remettre en état la concorde ne suffi pas il faut pensée à la cause qui là mise hors service. La présentation des solutions a ces problème fera augmenter nos chances à ce la laisser moi vous dit que l’avion est ma pation depuis que j’ais cinq ans et sur la concorde j’ai fait des schémas sur quelque solutions

  2. @Frédéric : de rien, je pense que Concorde est un petit bijou (technologique et industriel) qui mérite de continuer à vivre, par tous les moyens !

    @Geoffroy & Tonton : merci pour ces précisions, c’est corrigé !

  3. Mon cher Clément,

    Permets-moi d’abord de te souhaiter la bienvenue dans ce merveilleux monde de l’aviation, jeune Padawan, de la part de quelqu’un ayant fait la même démarche que toi, il y a maintenant 25 ans, et qui n’a jamais cessé de voler depuis. Puisse ce fascinant univers t’apporter autant de bonheur et de satisfactions qu’il m’en a donné au cours de ce quart de siècle, sous des formes parfois inattendues voire inespérées.

    Puisse-t-il aussi te donner l’occasion de rencontrer, tout comme moi, des personnages étonnants dont le caractère hors du commun du vécu n’a d’égal que leur modestie et leur discrétion.

    Mais il te faut aussi apprendre à te méfier des illusions, des mirages (avec un « m » minuscule), des fausses promesses, et de ceux dont la vocation est uniquement de les vendre.

    Un exemple vécu personnellement, lié au terrain de Merville (LFQT), lieu de mes premiers vols, dans le Nord, situé à quelques kilomètres au Sud-est de la désormais célébrissime Bergues.

    Début 1999, un dénommé Serge Brugnolo, se prétendant ami de Mark Hanna (qui s’est hélas crashé quelques mois plus tard), avait réussi à faire croire à toutes les collectivités locales du coin et à la Chambre de Commerce gestionnaire de cet aérodrome qu’il allait créer un « Air Museum » en quelques mois, et qu’émigreraient définitivement dans ce musée des appareils de plusieurs collections européennes dont celles de… Duxford, ni plus ni moins ! Avec un « matériel publicitaire » du feu de Dieu !

    Même « Info-Pilote » (et je crois aussi « Le Fana de l’Aviation ») s’était laissé berner… Je tiens un scan de l’article en question à ta disposition si tu souhaites vérifier. Inutile de préciser que ce zigoto s’est évanoui dans la nature quelques semaines plus tard !

    Revenons-en au Pointu. As-tu une idée de ce que représenterait une remise en état de vol de cet avion ? J’ai eu par exemple l’occasion de rencontrer l’équipe qui fait voler les Vampire de Melun (et j’aurai probablement dans les prochaines semaines l’occasion de faire un vol à bord du biplace !!!). Pour un avion comme le Vampire et un moteur comme le Goblin qui sont ultra-simplissimes (que de la mécanique, aucune électronique) comparés à Concorde, une équipe de retraités y travaillent quasiment tous les jours de la semaine. De plus ces avions ex-Troupes d’Aviation Suisses n’ont JAMAIS été arrêtés. Alors un Concorde et des Olympus inertes depuis sept ans…

    « C’est en effet le seul Concorde qui dispose encore de l’ensemble de ses circuits électriques et hydrauliques en état de fonctionnement. » : archi-faux !!! Seule une petite partie des systèmes sont en état : environ 30%. L’électronique embarquée a un fonctionnement plus qu’aléatoire. Côté hydraulique, seul le circuit « vert » (1 sur 3) est opérationnel, ce qui permet les fameuses manœuvres de nez.
    Manœuvres de nez effectuées par qui ? Par Olympus 593 ? Que nenni ! Cette association a surgi on ne sait comment il y a à peine un an. Or ces manœuvres se font depuis 2003. Par l’opération du Saint-Esprit ? Non, par une (très) petite équipe, existant depuis bien avant Olympus 593.

    Que penserais-tu, si des nouveaux venus qui n’auraient même pas eu la politesse de contacter l’équipe en place, notamment pour connaître l’état réel de l’avion, prétendaient brusquement tout régenter, en débarquant ceux qui œuvrent sur l’avion depuis sept ans ?

    Et, au passage, pourquoi l’APCOS (Association des Professionnels du COncorde et du Supersonique), association bien connue, elle, regroupant de prestigieux membres de la division Concorde AF et du programme Concorde (et non des moindres !) a-t-elle purement et simplement coupé les ponts avec Olympus 593 ?

    Venons-en au boroscopage. Faire croire que ce seul examen visuel permet d’évaluer l’état de moteurs inertes depuis sept ans, non-conditionnés pour un stockage prolongé, est tout simplement fallacieux. Cela revient à envisager de redémarrer une voiture ancienne stockée dans une grange, en se contentant de soulever le capot et d’examiner le moteur avec une lampe de poche sans même démonter la culasse.

    A côté du PC où je tape ces lignes, j’ai une petite collection d’ailettes d’Olympus. Certaines sont impeccables visuellement (bords d’attaque et de fuite, pied d’ailette) et pourtant elles sont RÉFORMÉES. Cherchez l’erreur…

    Et penses-tu sérieusement que l’on peut faire un diagnostic sérieux tout en s’amusant à faire une espèce de « show » ? Tout mécano digne de ce nom te rira au nez si tu lui proposes ça !

    On te sortira certainement le cas de l’Avro Vulcan. En oubliant de te préciser que cet avion a toujours été maintenu dans un état « taxiable » et qu’il a fallu HUIT Olympus 320 (très différent du 593) ZÉRO heure et près de 600 tonnes de pièces et de matériel. On en est très loin dans le cas qui nous intéresse !

    « Le plus difficile et le plus important dans notre métier est de savoir prendre les bonnes décisions, fussent-elles de paraître se dégonfler ». C’est dans le tome 1 des mémoires d’André Turcat. Ce n’est d’ailleurs pas de lui, mais du testeur qui lui a fait passer son examen en vol pour la licence de pilote d’essais. Comme en vol, ce n’est pas celui qui s’obstine dangereusement qui est un vrai pro, mais celui qui sait faire demi-tour ou qui décide un NOGO quand il est encore temps.

    Je te souhaite de très beaux vols, en utilisant la formule de conclusion favorite de Bernard Chabbert : « Volez prudemment ! »

  4. Bonjour Philippe et merci pour ton commentaire, passionnant !

    Il est vrai que je me prend parfois à rêver, et d’autant plus facilement quand cela concerne un avion que je considère comme étant l’un des plus beau au monde !

    On tombe effectivement parfois sur des gens malhonnêtes, et il n’est parfois vraiment pas évident de séparer le bon du mauvais, sauf peut-être à être bon connaisseur voir expert !

    Il est vrai que je connais assez peu les associations qui gravitent autour du Concorde, et encore moins les liens qu’elles entretiennent. Il est vrai que le cas du Concorde est certainement unique, que ça soit par son histoire ou par sa technologie, et que l’on ne peut certainement le comparer à aucun autre avion !
    Mais je garde au fond de moi ce petit espoir, même si je suis conscient qu’il à de grandes chances d’être déçu, remettre en état un Concorde n’est peut-être tout simplement pas possible… mais il restera toujours pour moi un part de rêve dans tout projet aéronautique !

    J’ai franchit une nouvelle étape ce week-end, avec mon premier vol local en solo (récit à venir 😉 ), après 2h30 en tour de piste solo depuis mon lâcher. Une fois de plus, le plaisir était en rendez-vous, mais en gardant toujours en tête la sécurité bien sur, qui doit rester la priorité et le fil directeur de tout pilote selon moi 😉 .
    Il me reste donc désormais à effectuer environ 40 minutes de vol en solo pour pouvoir me présenter à l’examen du brevet de base, et bien sur, on continue toujours sur les navigations en vue du PPL 😉 .

    Je te souhaite également encore pleins de beaux vols, d’autant que la belle saison revient !

  5. Hé, hé, bravo pour ce premier local solo 😉 Et visiblement tu as assimilé le principe de base pour devenir un vieux pilote.

    Je te dis « le fameux mot » pour ton test BB, et je te souhaite de belles navs dans les mois à venir 😉 et un PPL pour très bientôt.

    Et si tu as un jour l’occasion d’essayer le vol à voile (mes débuts dans le pilotage !) tu découvriras une magnifique façon de voler, qui aiguisera encore davantage ton « sens de l’air » !

    Amitiés aéronautiques

  6. Oui, comme on dit, « Il n’y a pas de bons pilotes, que de vieux pilotes » 😉 .

    Le planeur me tente bien effectivement, c’est effectivement une « école de pilotage » réputée, il faut dire qu’il n’y a pas de moteur pour monter, et encore moins de remises de gaz possible 😉 ! Il n’y a pas de club à Pontarlier, mais c’est une idée que je garde dans un coin de ma tête 😉 .

  7. « encore moins de remises de gaz possible »

    Quoique… Sur le terrain de Saint-Rémy-les-Alpilles, j’ai eu l’occasion d’en faire ! Comment ? Tout simplement parce que, par vent du Nord, il était parfois possible, depuis l’étape de base, de « rattraper » l’ascendance de pente (dite « ascenseur à couillons ») sur la chaîne des Alpilles…

    Je t’accorde que c’est un cas très particulier 😉

  8. pas der commentaires contacter mon ami jacky ramon dernier commandant de bord commercial du concorde ou l aeroclub artois lys ou notre secretaire vous remettra en relation mais que revive le concorde oui a 4100% bon courage a vous tous jm de lestrem…

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