Data Logger GPS – Astuce & Utilisation sous Linux

J’ai récupéré récemment un Data Logger GPS gracieusement offert par mon instructeur (merci !!!) qui avait du mal à le faire fonctionner sur son Mac. J’hérite donc de la bête. Le but de l’appareil est d’enregistrer des traces de mes pérégrinations aéronautiques ou terrestres.

Au programme des utilisations :

  • réaliser des traces GPS de mes vols pour débriefing et archivage (exemple à la fin de ce billet)
  • « geotagger » mes photos avec leurs coordonnées GPS (photos aériennes ou terrestres)
  • utiliser le récepteur en tant que GPS Auto de dépannage (j’ai possibilité d’emprunter un « vrai GPS », mais il n’est parfois pas dispo, donc éventuellement, en dépannage conjointement à l’EeePC, ça peux rendre quelques services), il faut encore que je trouve un log GPS digne de ce nom

L’appareil que j’ai récupéré est le QStarz BT-Q1000X.

Après chargement de la batterie (compter environ 3h) par le port USB de l’ordinateur, j’allume la bête. Suite à ce premier allumage, il lui faut quelques minutes pour trouver les satellites (on peux rendre ce premier démarrage plus rapide en téléchargeant les éphémérides via le logiciel fourni), mais une fois trouvé, le GPS conserve bien le signal, sans perte, même en intérieur ou dans une voiture (j’ai quand même réussit à le faire décrocher une fois : dans l’ascenseur de mon appartement 😉 ). La récupération des données se fait par USB (ou en temps réel via Bluetooth). Une petite suite logicielle est fournie pour Windows. Il faut au préalable installer le driver, en fait un émulateur de port série sur USB. Ça n’est pas la solution la plus souple, mais ça fonctionne apparemment pas trop mal. La suite logicielle fournie est en revanche relativement lourde et assez « usine à gaz ». D’autre part, comme la machine sur laquelle je souhaite utiliser principalement ce data logger fonctionne sous Linux, cette suite logicielle pour Windows ne me sera d’aucune utilité (la machine cible est un EeePC 901, que je peux facilement balader, sous Ubuntu Linux). Je me suis donc mis en quête d’un logiciel qui me permet d’exploiter ce petit appareil avec le manchot.

Après quelques recherches, et quelques tests de logiciels plus ou moins au point,  je finis pas tomber sur BT747, un petit logiciel codé en Java (qui fonctionne donc indifféremment sous Windows et Linux). Lancement du petit programme. Sous Linux, l’USB est directement géré par le programme (donc pas besoin de pilote, le DataLogger est reconnu sous le fichier /dev/ttvACM3 – d’après les informations que j’ai glanées ça et la, il semblerais l’appareil soit reconnu nativement depuis le kernel 2.6.29).

L’utilisation n’est pas des plus intuitives, il faut « comprendre le truc ».

Copie d'écran de la fenêtre principale de BT747
MTK Data Logger Control BT747

Le logiciel est composé de plusieurs onglets. Le plus important est celui intitulé « Opération log », qui regroupe les fonctions de base du logiciel. Il faut commencer par sélectionner, en bas de la fenêtre, « USB (pour Linux)« , laisser la vitesse par défaut puis cliquer sur connecter (après voir branché le Data Logger sur un port USB de la machine et l’avoir allumé, il faut placer l’interrupteur sur la position Nav ou Log). Si tout va bien, le cadre « Données GPS » se met à jour avec les infos du GPS, et notamment l’heure et la mémoire utilisée.

Une fous le Data Logger connecté, il suffit de se rendre dans le cadre Télécharger de ce même onglet. Cliquer sur le bouton « Télécharger« , les données sont récupérés sur le GPS et enregistrés sur la machine au format bin dans le dossier spécifié dans le cadre « Fichiers« . Ce format n’est pas exploitable par les logiciels communs. Pour convertir ce fichier dans un format utilisable par d’autres logiciels, il faut passer par les boutons du cadre Convertir. Un clique sur le bouton « KML » convertira par exemple le fichier dans le format utilisé par Google Earth.

D’autres fonctions intéressantes sont disponibles dans les autres onglets. Par exemple, l’onglet « Fichiers » permet apparemment de faire du geotagging de photos (je dit apparemment car je n’ai pas encore testé en détails cette fonction).

Autre onglet intéressant, l’onglet « Paramètres Appareil ». Cet onglet permet notamment d’effacer les données contenues dans le data logger (bouton « Effacer« ). Cet onglet permet également de gérer les données qui seront enregistrées dans la mémoire de l’appareil. Le nombre de données enregistrées définis le nombre de points qui seront enregistrables (si on enregistre moins de données, alors on enregistre plus de points). Les options du cadre « Enregistrer selon… » permet de gérer notamment le délais d’enregistrement des points.

Le logiciel est très configurable, notamment dans les onglets « Paramètres de sortie« , qui permet notamment de générer des « fichiers trace » séparés par trajet. Dans mon cas, j’ai trouvé également un paramètre intéressant dans l’onglet « Paramètres Fichier Avancés« , qui permet de configurer le mode de sortie d’altitude dans Google Earth. Pour faire des traces 3D de vols dans Google Earth, il faut sélectionner l’option « Absolute« .

Photo du QStarz BT-Q1000X
QStarz BT-Q1000X

A la fin de l’utilisation, ne pas oublier de déconnecter le Data Logger en cliquant sur déconnecter.

Je suis encore en train de voir comment on peux exploiter le GPS en mode « Nav » pour répercuter directement les infos dans un logiciel dédié de guidage sur l’EeePC. Pour le moment, les coordonnées sont bien transmises en temps réelles dans BT747, avec possibilité de visualiser la position dans l’onglet « Carte », mais je voudrais pouvoir l’utiliser avec un logiciel dédié (j’en ai déjà testé plusieurs), mais la difficulté est de configurer gpsd (logiciel qui fait l’interface entre le GPS et la plupart des logiciels GPS disponibles sous Linux).

Au final, aprés extraction des données et retraitement avec des outils comme celui proposé par GPSVisualizer, on obtient ceci :

Trace du vol du 13 mars 2010
Trace GPS du vol du 12 avril 2009

Petit rappel des spécifications  du QStarz BT-Q1000X:

  • 42h d’autonomie
  • Plus de 200 000 points enregistrables (mémoire interne 4 Mo) (dépendant du nombre de paramètres que l’on enregistre par points)
  • Chipset GPS de MTK II, reconnu pour sa précision, sa sensibilité (fonctionne assez bien même en intérieur selon mes tests) et sa faible consommation d’énergie
  • Fonction Nav (transmission en temps réel des coordonnées à l’ordinateur) et Nav + Log (enregistrement de coordonnées dans le Data Logger), compatibilité NMEA
  • Transmission Bluetooth
  • Charge via le port mini-USB (via le cordon USB ou via l’adaptateur allume-cigarettes fourni)
  • Compatible DGPS (amélioration de la précision, via les systèmes européens EGNOS et américain WAAS)
  • Démarrage à froid en 35 secondes puis découverte du signal GPS en 15 secondes
  • Bouton pour enregistrer les points d’intérêts (POI)

Dans tous les cas, si vous avez des astuces quelconques, je suis preneur.

About

View all posts by

6 thoughts on “Data Logger GPS – Astuce & Utilisation sous Linux

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *