Vol en Stampe

Samedi 05 mars 2011, aujourd’hui, comme presque tous les jours qui me restent de libre depuis plus d’un mois, j’essaye de caser ma deuxième grande nav solo, un Pontarlier-Dijon Darois-Mâcon-Lons-Pontarlier. Mais l’hiver faisant, les conditions sont difficiles, notamment dans le bas du coté de Dijon (brumes quand ça n’est pas brouillard… la visibilité est rarement supérieure à 8 km à midi, ce qui est peu en avion, et d’autant plus avec un DR400 qui croise à pas loin de 250 km/h ! A cette vitesse, on franchis les 8 km, qui est une visibilité horizontale – la visibilité oblique est souvent moindre,  en moins de 2 minutes !) font que j’ai maintes fois repoussé cette nav. Et ça ne sera encore pas pour aujourd’hui, on annonce 6 km de visibilité à Dijon, 2,6 à Dôle, 4 km à Mâcon…

Bref, je décide tout de même de rester au club. Comme l’an dernier, Olivier Masurel est la avec un CR100 pour proposer des vols de voltige aux membres du club, et ça tourne pas mal, je reste donc sur place, bien que n’ayant pas prévu de prendre part à l’activité voltige ce week-end.

En début d’après-midi, Sébastien, un des pilotes du club et heureux propriétaire d’un Stampe SV4 prépare son avion, et comme il lui reste une place, me propose de venir, ce que j’accepte avec plaisir. Après avoir réchauffé le moteur (c’est des mécaniques anciennes, et donc parfois capricieuses, il faut les ménager), nous sortons l’avion,  je m’équipe du parachute et m’installe en place avant, avec mes gants. L’avion démarre au quart de tour grâce à sa bonbonne d’air comprimé. Roulage pour la piste 02 herbe la visibilité à l’avant est très réduite au sol Aligné en piste 02, j’annonce à Seb que je suis prêt pour le décollage. Mise en puissance, l’avion se met rapidement en ligne de vol, dégageant par la même occasion la vue vers l’avant. Décollage et petit pallier pour prendre de la vitesse, l’avion monte paisiblement à 110 km/h.

Le Stampe SV4 F-BVOE au décollage en piste 02 à Pontarlier - Photo prise le 19 février 2011
Le Stampe SV4 F-BVOE au décollage en piste 02 à Pontarlier - Photo prise le 19 février 2011

Montée initiale au cap 350, Sébastien me propose de prendre un petit coup les commandes. L’avion est sensible aux palonnier, c’est un pilotage intéressant. Puis nous mettons le cap sur les Fourgs (enfin, nous essayons… pas facile de se comprendre avec le vent dans l’intercom !). Nous y arrivons au bout de quelques longues minutes (puisqu’on à continué de monter, puis on s’est stabilisé en palier entre 140 et 150 km/h, des vitesses qui laissent le temps d’apprécier le paysage). On sent bien la température diminuer au fur et à mesure de la montée. 2 360° au dessus des pistes de ski plus tard, Seb me propose de mettre le cap sur Métabief. Le principe de l’erreur systématique que l’on nous enseigne encore prend ton son intérêt sur de tels avions : la visibilité en vol vers l’avant est bonne, mais assez mauvaise en secteur bas. En visant quelques centaines de mettre à coté du point prévu, on se donne un maximum de chance de voir le point. Avec un passage à la verticale, on à toutes les chances de louper le point.

Arrivé du coté de Métabief, on se fait un petit survol du Mont d’Or (toujours aussi superbe vu du ciel), puis en remet le cap sur Pontarlier. Passage au dessus du lac Saint Point, ou nous constatons que la fine couche de glace qui le recouvrais s’est morcelée en 4 gigantesques plaques. Amusant !

Le Stampe en montée initiale - Photo prise le 19 février 2011
Le Stampe en montée initiale - Photo prise le 19 février 2011

Réduction de puissance pour la mise en descente, l’avion vibre pas mal à ce régime. On retrouve la branche vent arrière du terrain, la check est au plus simple : pas de volets, pas de phare, pas de conservateur de cap, pas de pompe, et il me semble, pas de réchauffe. La visibilité vers l’avant reste bonne jusqu’à l’arrondi, on je perd toute visibilité. Posé tout doux par Seb sur la piste 02 herbe et retour au parking, à une vitesse à l’image de la vitesse de croisière de l’avion 😉 . Arrêt du moteur, il n’y a plus qu’à ranger l’avion, et à passer un petit coup de chiffon (sur cet avion, les pistons ont la tête en bas, donc l’avion pisse de l’huile, de l’ordre de 1L/h).

Merci encore Seb de m’avoir fait découvrir cet avion que l’on sent vivre, et cette autre façon de voler, la tête à l’air !

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5 thoughts on “Vol en Stampe

  1. Bien le vol en Stampe. Moi j’ai encore le mien dans un garage
    il est soigné et bien au sec et baché. De temps en temps petite
    sortie et mise ne route du moteur qui tourne comme une horloge mais je n’ai pas de piste pour le faire rouler et le decoller de quelques centimètres.

  2. Bonjour,
    Je cherche un aeroclub qui pourrait prendre un amis pour un bateme de vol en stamp on voudrais lui offrire un petit vol sur cette machine d’exeption. Quelqu’un peut m’aider?
    Merci d’avance.
    Cordialement,
    M.OLIVIER
    p_cervantesd@hotmail.com

    1. Bonjour Olivier,

      Je ne connais malheureusement pas de club qui possède un stampe… a voir si des entreprises ne proposent pas ce genre de prestations…

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