Île d’Yeu

21 avril 2013, c’est une très belle journée qui s’annonce. La météo est au beau fixe, le soleil brille. Il faut beau, mais pas trop chaud (un peu moins de 20°, la température qui me va bien !). Depuis quelques jours, je prépare une grande nav de plus de 300 NM : Bordeaux-l’Île d’Yeu. La sortie est organisée par le CE de l’entreprise où je fais mon stage. L’idée est de faire découvrir l’aviation légère aux salariés en leur proposant des sorties sympa. Aujourd’hui, sortie sur une journée, destination l’Île d’Yeu, avec une balade en vélo découverte de l’île sur la journée. Bien sur, pour cette première sortie avec le CE, ma copine sera de la partie !

J’ai prévu un aller en longeant la côte, et un retour un peu plus par les terres. C’est ma première grand nav dans la région, la préparation est donc plutôt soignée, d’autant que j’aurai à priori à bord des passagers qui ne sont pas habitués aux voyages aériens. L’aller nous fait voir l’embouchure de l’estuaire, le phare de cordouan, les îles de Ré, d’Oléron, d’Aix, avec passage verticale le fort Boyard, les Sables d’Olonnes et enfin l’ïle d’Yeu ! L’aller est assez simple donc puisqu’il suit très grossièrement le trait de côte. Le retour se fait par la Roche sur Yon puis Saintes afin de voir le marais poitevin, puis traversée de l’estuaire, contournement de la centrale nucléaire de Blaye puis de Bordeaux par l’est pour rejoindre Saucats.

Je retrouve mes passagers du jour à 9h au terrain. C’est aussi un couple, et le courant à toutes les chances de bien passer car ils ont le même age que nous ! Et je connais déjà un peu E., puisque c’est elle qui est chargée du recrutement des stagiaires dans la boîte ! C’est le premier vol en avion léger pour eux, à moi d’en faire un bonne expérience. Les pleins sont faits, le moteur tourne, on s’aligne pour la piste 21 de Saucats. Décollage un peu après 9h30, nous seront à l’Île d’Yeu avant midi. Je débute la nav par la verticale terrain, premier point avec les passagers, tout va bien ils paraissent à l’aise. Premier point sur Marcheprime à quelque minutes de vol, puis je met le cap sur les étangs de Lacanau, de Carcans et d’Hourtin. On arrive bientôt à la pointe du Grave, cap sur le phare de Cordouan, que l’on voit très bien sur l’embouchure de la Gironde.

Le Phare de Cordouan
Le Phare de Cordouan

Puis l’ïle d’Oléron arrive à l’horizon. « L’ïle d’Oléron, déjà ? » s’étonne ma passagère, et oui, cela fait 40 minutes que nous avons décollés, et nous sommes déjà en vue de la première île sur notre route… (il faut effectivement plus de 2h pour faire Bordeaux-Oléron par la route).

Île d'Oléron
L’Île d’Oléron et ses marais salants

Cap ensuite sur la maison du père Fourras : le Fort Boyard, nous en profitons pour faire un petit 360° :

Le Fort Boyard
Le Fort Boyard
Face au fort : l'île d'Aix
Face au fort : l’île d’Aix

Cap ensuite sur la pointe Nord de l’ïle d’Oléron, avec au passage le phare de Chassiron (que j’avais visité il y a… longtemps, avec mes parents), puis la balise d’Antioche :

Le Phare de Chassiron, les plages vues du ciel sont superbes !
Le Phare de Chassiron, les plages vues du ciel sont superbes !
La balise d'Antioche, avec son épave
La balise d’Antioche, avec son épave

Passage ensuite sur l’île de Ré, on voit très bien les immenses ponts qui relient les 2 îles au contient. Passage travers des sables d’Olonnes,  je prolonge encore un peu le long de la côte histoire de grimper un peu, j’ai calculé que pour rester à portée de vol plané d’une côte (et donc pour être en sécurité et respecter la réglementation), je devais faire la traversée à 4500 ft. Nous entamons le transit maritime (mon premier transit maritime) et au bout de quelques minutes, nous arrivons en vue de l’Île d’Yeu.

L'Île d'Yeu
L’Île d’Yeu

Arrivée par la pointe du Corbeau, on voit déjà les petites plages presque paradisiaques de l’île :

La pointe du Corbeau
La pointe du Corbeau
Les plages de l'île
Les petites criques de l’île

Il y a pas mal de monde dans le circuit, l’AFIS aide à écouler ce trafic plutôt dense (mais moins que lors de mon arrivée à Sarlat la semaine dernière…). Atterrissage sans problèmes sur le terrain, il est 11h25, cela fait moins de 2h que nous avons décollé de Saucats, nous auront tout l’après-midi pour profiter !

11h30, nous sommes devant les vélos, en selle ! Premier arrêt sur dans un café sur le port, certains ont prévu d’acheter leur casse croûte sur place, pour notre part, nous sommes parés.

Nous remontons à vélo, destination la plage pour manger. Puis nous repartons pour un tour de l’île en vélo. Les paysages sur la côte sont vraiment top, on en prend plein la vue !

Maison face à la mer
Maison face à la mer
Une végétation assez rase
Une végétation assez rase

Nous avons même poussé jusqu’à tremper un peu les pieds dans l’eau, oh, pas longtemps, juste ce qu’il faut pour voir qu’elles est froide, vraiment froide !

La plage ou nous avons trempé nos pieds
La plage ou nous avons trempé nos pieds
Une côte assez découpée
Une côte assez découpée

Les couleurs de printemps sont vraiment sublimes sur l’île, il y a de tout les tons, du bleu, du vert, du jaune, du gris… on en prend plein les mirettes !

Retour au terrain après quelques dizaines de km parcourus en vélo (à la louche entre 30 et 40), vers 17h15. Mise en route à 17h30, il est déjà l’heure de quitter ce petit coin de paradis.

Mise en route, le décollage est en 32, on quittera donc l’île par les chiens perrins, puis longer la côte sud de l’île jusqu’à la pointe du corbeau, puis on regagne le continent. Le marrais poitevin n’est pas aussi intéressant que je ne l’espérait  très plat, et on ne perçoit même pas le fait que ce sont des marécages vu du ciel.

Le retour... c'est plat, très plat !

On arrive en vue de l’estuaire au bout d’environ 1h20 de vol… j’avoue que j’ai été impressionné par la largeur de l’estuaire vu du ciel, c’est vraiment large, trèèèès large, la traversée prend plusieurs minutes. J’ai ensuite opté pour le contournement de Bordeaux par l’est, on longe donc l’estuaire par le sud (en prenant garde de bien longer côté terre de façon à ne pas écorner la zone P de la centrale nucléaire du Blayais).

Arrivée sur l’est de Bordeaux, nous pouvons apercevoir, d’assez loin, les 2 grands ponts de Bordeaux : le pont d’Aquitaine et le pont Chaban Delmas.

Les 2 ponts de Bordeaux
Les 2 ponts de Bordeaux

Atterrissage à Saucats environ 1h40 après notre décollage. C’est une belle journée qui se terminer, avec 3h50 inscrites au carnet de vol, et surtout des belles images pleins les yeux que ça soit des 2 vols où durant la visite de l’île. Des passagers visiblement content, qui ont pu profiter pleinement des vols (malgré 2-3 petites turbulences sur le retour).

Pour ceux que cela intéresse, j’ai ajouté quelques images supplémentaires dans cet album.

About

View all posts by

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *